Derniers Commentaires
-
vraiment intéressant! quelqu'un qui ose...
Écrit par kieffer
le Dimanche, 05 Mai 2013 08:42
-
Bonsoir Françoise Après une petite visite sur son site http://www.simoneperrotte.com…
Écrit par
yves veyry
le Jeudi, 25 Avril 2013 21:25
-
Où trouver les objets de Simone Perrotte quand on a…
Écrit par Françoise LECOQ
le Mercredi, 24 Avril 2013 08:10
-
Bonjour je m appelle Catherine ruel j avais dans mes…
Écrit par Catherine ruel
le Lundi, 08 Avril 2013 20:09
-
J'ai envoyé un mail à contact@terre...etc et il vient de…
Écrit par f r a n k i e
le Lundi, 08 Avril 2013 14:27
Flux RSS
Formulaire d'Identification
Biennales - Festivals (3)
13ème Biennale de la Céramique 27 et 28 mai 2012, Andenne - Belgique
Écrit par yves veyry
La 13ème édition de la Biennale de la céramique se tiendra à Andenne. Organisée toutes les années paires, le dimanche et lundi de Pentecôte (soit cette année, les 27 et 28 mai 2012), cet événement culturel draine depuis 25 ans des milliers de visiteurs et est devenu l’étape belge incontournable de la création en matière de céramique contemporaine. Les céramiques de Hongrie et de Roumanie mises à l’honneur. Après réception de près de 300 candidatures de créateurs belges et étrangers, le Comité de sélection de la Biennale a retenu une cinquantaine d’artistes pour l’exposition de céramique contemporaine. Cette sélection sera enrichie d’un volet consacré cette année à la céramique de Hongrie. Après les Pays-Bas en 2008 et l’Espagne en 2010, la Biennale s’ouvre vers les pays de l’Est et a choisi la Hongrie pour illustrer les tendances actuelles dans le domaine de la création contemporaine. Pour le volet « Céramiques et traditions », c’est également dans les pays de l’Est et spécifiquement en Roumanie, que la Biennale entend illustrer un savoir-faire et une tradition dans les pratiques populaires de la céramique. La Roumanie succède ainsi au Maroc en 2010 et à Taïwan en 2008. Le Marché de Potiers qui fait le succès public de chaque édition rassemblera une septantaine de potiers belges et étrangers et ce marché en plein air sera complété par des expositions chez l’habitant dans le Vieil Andenne. Dans ce quartier, le Musée de la céramique accueillera pendant plusieurs semaines avant l’évènement un artiste en résidence, Lahcen Taghda (Maroc), qui réalisera une collection de pièces inédites présentées spécialement pour la circonstance. Enfin, notez également que l’exposition rétrospective en hommage à un artiste belge sera consacrée à Jacques Loly, dont la récente disparition n’occulte pas l’immense créativité et le savoir-faire.
8ème Festival International du Film sur l'Argile et le Verre 2012
Écrit par yves veyryDeux rendez-vous d’exception pour (re)découvrir la céramique et le verre
8e Festival international du film sur l’argile et le verre
les 30, 31 mars et 1er avril 2012 au Corum de Montpellier
& Exposition PERTURBATIONS
du 30 mars au 16 septembre 2012 au musée Fabre de Montpellier Agglomération
Pour sa 8ème édition, le Festival international du film sur l’argile et le verre prend de l’ampleur et transforme la ville de Montpellier en un lieu incontournable de découverte et de rencontre autour de la céramique et du verre. Le jour d’ouverture du festival sera inaugurée l’exposition « Perturbations » à l’Hôtel de Cabrières- Sabatier d’Espeyran, département des Arts décoratifs du Musée Fabre de Montpellier Agglomération, organisée avec Ateliers d’Art de France. 80 oeuvres contemporaines, en céramique et en verre, viennent « perturber » les collections permanentes du musée.
A Montpellier, projections cinématographiques et déambulations muséales invitent ainsi le public à découvrir des oeuvres exceptionnelles, venues du monde entier. Avec ces deux rendez-vous autour de la céramique et du verre, Ateliers d’Art de France, premier groupement professionnel des métiers d’art, dévoile au plus grand nombre la richesse des savoir-faire et des expressions artistiques qui y sont liées.
Informations pratiques :
Le Festival international du film sur l’argile et le verre 30, 31 mars et 1er avril 2012
Au Palais des congrès le Corum Esplanade Charles de Gaulle, Montpellier.
Tarifs : soirée d’ouverture du 30 mars : entrée libre
31 mars et 1er avril : 24€ (pass 2 jours) ; 13€ (pass 1 jour) ; 11€ (pass 2 jour tarif réduit) ; 18€
Inscription : +33(0)4 67 61 67 61/ gestion@enjoy-montpellier. com
Informations détaillées sur : www.fifav.fr
Perturbations
Du 30 mars au 16 septembre 2012 à l’Hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran,
département des Arts décoratifs du Musée Fabre.
39, bd Bonne Nouvelle, Montpellier.
Horaires : de 14h à 18h - fermé le lundi
Entrée libre pour les festivaliers sur présentation du pass
16ème Biennale de céramique contemporaine de Châteauroux
Écrit par yves veyryConstruire - Élever la matière
Du·samedi 25 juin au dimanche·18 septembre 2011

Ernest Nivet : Le Bricolin, vers 1900 - plâtre patiné / 25 cm x (fourche comprise) 10 cm, Collection Musées de Châteauroux
Photo : © Yves Sabourin
Patrimoine d'hier et de demain
La 16ème biennale internationale de céramique contemporaine de Châteauroux « Construire-Élever la matière » rend hommage au patrimoine ancien de notre département et invite à découvrir un patrimoine en « construction » qui sera notre patrimoine de demain. La confrontation de ces oeuvres passées et présentes permet de prendre conscience de la fragilité du patrimoine et doit nous sensibiliser à apprendre à le regarder afin de mieux le connaître et le protéger. Deux artistes, grands « modeleurs » de terre ont beaucoup oeuvré dans notre cité et dans le département de l'Indre, il s'agit d'Ernest Nivet et de Roger Capron.
Ernest Nivet (1871-1948), sculpteur, ancien praticien chez Auguste Rodin a beaucoup modelé, travaillé l'argile avant d'aboutir à ses projets sculptés. Ses réalisations, pour la plupart des commandes publiques, sont des monuments funéraires. Ces monuments aux morts ont la particularité d'être pacifistes. La journaliste Séverine a salué Ernest Nivet pour la profonde humanité et la beauté d'âme de ses sculptures. Les Musées de Châteauroux conservent le fonds d'atelier d'Ernest Nivet. Ils possèdent de multiples ébauches en argile où s'exprime toute la passion émotionnelle de l'artiste. Nivet a élevé la matière à deux titres, celui d'une matière laborieusement pétrie et celui d'une création profondément réfléchie. Il nous a laissé une oeuvre emprunte de conscience et de mémoire.
Roger Capron (1922-2006), céramiste de renom installé à Vallauris fut, médaille d'or de la triennale de Milan 1954, médaille d'argent de l'exposition internationale de Cannes, médaille d'or à Bruxelles en 1959, grand prix international de céramique en 1970. À partir des années 1965 jusqu'en 1980, à la demande de Jean Laussat architecte d'intérieur à Châteauroux, Roger Capron a réalisé de nombreux ornements de façades pour des commerçants et artisans du département de l'Indre. Ses créations sont des « tableaux » exécutés en carreaux décoratifs de grès-émaillé. Elles font fonction d'enseigne commerciale pour des charcuteries, boutiques de fleurs, cordonnerie, cabinet médical...

Roger Capron : Le Médecin, situé rue Marcel Lemoine (clinique St François) à Châteauroux
Faïence - photo : © Ville de Châteauroux - Musée Hôtel Bertrand - Clichés par Vincent ESCUDERO
Le style développé par Roger Capron dans ces céramiques à usage commercial est souvent marqué par un graphisme clair, enjoué. Il utilise une iconographie riche mais dont la lecture est toujours immédiate. Elles sont des oeuvres originales uniques réalisées par un artiste, elles font aussi fonction d'énigme... Les deux artistes Ernest Nivet et Roger Capron ont chacun selon les commandes honorées, participé à construire notre champ urbain et enrichi notre champ visuel et émotionnel. À l'orée du XXème siècle, l'avènement de la notion de série due à l'industrialisation, la découverte d'autres civilisations à travers les exposition universelles, entrainent un renouveau de créations, un développement des arts décoratifs. Hôtels particuliers, villas, pavillons, se parent de frises ou de pignons en céramique. Il faut ensuite attendre les années 1950, avec des artistes tels que Roger Capron pour que la céramique connaisse un regain d'usage dans l'ornementation architecturale.
Cette 16ème biennale, consacrée à « Construire-Élever la matière » nous fait constater que le souci d'application de la céramique à l'architecture n'est plus ou peu d'usage en ce début de XXIème siècle. La céramique devient un mode d'expression, une création à part entière. La notion de construction se décline au sens propre et au sens figuré. Un vent de liberté souffle, la céramique participe autant à une construction mentale que décorative. Les quarante cinq artistes présents aux Cordeliers sont issus d'univers créatifs différents, potiers, plasticiens, designers. Ils sont citoyens du Danemark, d'Espagne, de France, de Hollande, d'Israël, République Tchèque, Suède USA, et pour beaucoup ils nous racontent leur auto-construction. Les uns utilisent le registre « classique » des matériaux, les autres font allusion à ces matériaux, et d'autres encore partent vers un imaginaire débridé où il s'agit de construction humaine, mentale, à la fois critique et onirique. Dans tous les cas la mémoire est présente et participe à la élévation.
À quand le bonheur de découvrir toutes ces oeuvres jalonnant notre environnement, notre univers ?
Michèle NATUREL
Directrice des Musées de la Ville de Châteauroux
Quarante cinq artistes de huit pays, présents aux Cordeliers. Extraits du catalogue de l'exposition...
DAPHNÉ CORREGAN Crânes USA, 2011
grès engobé en rouge, cuisson 1060° et terre enfumée cuisson 1060 / 46 x 44 cm / 50 x 50 cm
Daphné Corregan est à la fois peintre et sculpteur. Peintre, elle exerce son art du trait avec souplesse et détermination. Le décor s’invente en même temps que la forme se façonne. La céramiste s’est toujours intéressée aux relations entre les objets, à toutes leurs connections possibles, évidentes ou moins évidentes. Depuis quelques années, elle travaille sur des séries de têtes jumelées, de pièces murales abstraites ou des volumes anthropomorphes organisées en diptyque ou triptyque. Des combinaisons de deux à trois formes, dépendantes ou non les unes des autres, qui communiquent entre elles et avec l’espace qui les entoure. Ainsi l’oeuvre de Daphné Corregan ouvre-t-il sur un monde symbolique : celui du dialogue. Le dialogue de l’objet et de l’espace, de la forme et du décor, comme celui du créateur et du spectateur. Une conversation silencieuse s’amorce. Chacun se répond, sans jamais se contredire.
Extraits du texte d’Angélique Escandell
courtesy galerie Sandrine Mons, Nice
photos : © Gilles Suffren
SÉBASTIEN LAMBEAUX Fétiches-médecine France, 2009
raku, biscuits de faïence blanche, noire et rouge, grès chamoté, émaux. Fils de lin rouge, jaune, orange et blanc.
série composée de 7 pièces, chaque : diamètre, 6-10 cm et hauteur 20-28 cm
L’attrait des sociétés humaines pour la virilité et la compétition me fascine et me navre : les stades, notamment, sont autant des lieux de violence, d’ambition et de vanité que d’espoir, de fraternité et de sexualité. Un sport comme le football condense à lui seul toutes ces antinomies. Très jeune j'ai compris que quelque chose ne tournait pas rond lorsque j'assistais aux matchs de football amicaux dans mon village natal : au milieu des vapeurs de bière et de saucisses grillées, les insultes sexistes, homophobes et nationalistes fusaient. Voilà pourquoi le football se trouve au centre de mon travail. Les tenues de footballeurs sont autant de costumes permettant d'entrer en transe à ceux qui les portent. Je m'intéresse plus particulièrement à une partie fétiche de ces tenues : les chaussettes de footballeur. Fabriquées par millions dans le Monde en autant de déclinaisons possibles et de marques identitaires, elles finissent en cendres dans nos incinérateurs d'ordures ménagères. À partir de leur collecte obsessionnelle auprès de footballeurs et de leur accumulation, se déclinent différentes activités. Je les couds entre elles, les assemble, les rassemble, les recouvre de terre afin de constituer des objets sans signification précise, mais prétexte à établir de nouveaux rituels, par des actions répétées au fort potentiel symbolique. L’attraction qu’exercent sur moi ces reliques de mode et reliquaires de chair me conduit, en m'inspirant des rites animistes et chamanistes, à utiliser la force vitale qu'elles contiennent. À une échelle de temps plus grande, leur matière, constituée essentiellement de dérivés pétroliers, retournera à la terre. Ces traces du vivant se révèlent donc en tant que vanités modernes sous forme d'empreintes éphémères. Lorsqu'aujourd'hui j'apprends que les pelouses des terrains de football sont chauffées l'hiver afin que les matchs se déroulent sur une terre non gelée, j'ai honte et je ne peux l'accepter. J'ai conscience que plus généralement, la société productiviste et capitaliste présure la planète et affame les plus pauvres afin que le jeu, le spectacle, la consommation jetable et l'endormissement culturel gagnent du terrain. Je me dis que la transformation morbide de la nature par l'Homme ne valait pas ça.
S. L.
photo : © Sébastien Lambeaux
CHRISTINE MASSAUX-HÉLAS France, 2009-2011
Epis de faitage, Mouette, tourterelle
54 x 35 cm / 34 x 21 cm
Toutes les pièces sont en grès émaillé, cuites à haute température dans un four à gaz. Certaines pièces sont tournées et décorées à la main, d’autres sont modelées ou sculptées directement dans un bloc d’argile à grès ; il n’y a aucun moulage. Après séchage, les pièces sont enfournées une première fois et cuites à 1000 °C. Défournées le lendemain après refroidissement, elles passent alors à l’émaillage. Les pièces alors émaillées sont ensuite ré enfournées pour la cuisson finale jusqu’à la température de 1300° C Depuis ma tendre enfance, par le dessin et la peinture, j’ai transformé ma passion animalière en oeuvres que je voulais rendre vivantes. Ma rencontre avec la terre argileuse me donne le moyen de mettre en forme mes créations. Ici chaque pièce est unique et le réalisme doit être tel, que le tournage, la sculpture ou le modelage, me donne le plaisir de fixer dans la matière le moindre détail observé. La solitude de mes promenades instructives dans mon environnement créatif, se nourrissent de la palette sans limites des expressions animalières. Il faut que la cuisson du grès émaillé, à haute température (1300°), dans un four à gaz, rende éclatante de vérité, toutes les attitudes naturelles à mes oiseaux, (rapaces ou autres) mes fauves ou mes bêtes sauvages en liberté. J’observe ce que vous n’avez pas la chance de rencontrer, pour vous l’apporter en couleur et en grandeur adaptée. Mes rencontres émotionnelles prennent chez moi, le chemin créatif d’instants de bonheur à vous faire partager.
Texte écrit pour Christine Massaux-Hélas par Gérard Fougère.
photos : © Ville de Châteauroux - Musée Hôtel Bertrand - Clichés par Vincent ESCUDERO
MARLÈNE MOCQUET Échappée de la nature morte
France, 2010
céramique / 51 x 23 x 13 cm
La confrontation à un grand espace, lors de son exposition personnelle au Musée d’Art Contemporain de Lyon (février – avril 2009), a réveillé en elle le désir de la sculpture et le besoin d’expérimenter les volumes, les matières et les textures. La pratique de la céramique répond à une profonde nécessité et l’artiste s’y engage avec la même rigueur que lorsqu’elle peint. La matière et ses contraintes sont un défi qui stimulent et répondent à la complexité de son univers. Pour Marlène Mocquet, la céramique et la peinture se complètent, se nourrissent et s’enrichissent. Le travail en volume répond à la préoccupation de l’espace dans ses tableaux, au souci de la composition, voire même de la perspective. Il lui permet aussi de concevoir l’intérieur et l’extérieur, l’avant et l’arrière, les plans imbriqués, comme lorsqu’elle réalise ses tableaux dans le tableau, l’histoire dans l’histoire... La richesse des couleurs et des matières est propre à sa maîtrise picturale. Marlène Mocquet part de la tâche, de l’éclaboussure, de l’accident. La céramique émaillée offre l'inattendu, la surprise. Les couleurs sont obtenues après cuisson, après passage au four. Des règles strictes régissent celles-ci, mais la part d’aléatoire et l’accident sont des composantes dont l’artiste joue pour donner corps à un monde complexe où la petite à la robe rouge semble avoir cédé la place à un personnage doré... Dans sa peinture, comme dans sa sculpture, sous couvert d’une facture faussement enfantine et donc à priori inoffensive, l’univers de Marlène Mocquet oscille et bascule entre légèreté et étouffement, élévation et écrasement, apparition et enfouissement, humour et drame. Ces sentiments contraires perturbent la perception et font germer l’intrigue. Marlène Mocquet souhaite créer un univers où le spectateur est happé et immergé dans un monde entre rêve et cauchemar, humanité et animalité, idéalisation et monstruosité. Peu importe la technique, on retrouve son plaisir de faire, de créer et de nous embarquer dans ce monde sans en dévoiler les secrets. Elle nous propose d’ouvrir des portes sans en donner les clefs, nous laissant maître de l’appropriation des oeuvres.
courtesy Galerie Alain Gutharc
collection particulière
BENTE SKJØTTGAARD Clouds fields, champs de nuages Danemark, 2010
grès et glaçure
45 x 130 x 80 cm pour l’ensemble de l’installation
Avec ses sculptures de nuages, Bente Skjøttgaard propose une double rencontre, entre réel et imaginaire. Elles sont le fruit d’une recherche quasi-contradictoire pour fixer dans la terre cuite des qualités aussi légères et éphémères. L’intérêt de Bente Skjøttgaard pour les « hautes sphères » a débuté il y a deux ans, lors de sa première visite en Corée du Sud où elle découvre la tradition céramique du pays, notamment les céladons et les jarres de lune. Peu après, ses premiers nuages voient le jour. La palette combine des blancs immaculés et des bleus de cobalt, rappelant la tradition porcelaine du bleu/blanc. Rapidement, les nuages s’étalent horizontalement ou, au contraire, prennent des formes plus dynamiques ou tournantes. Un second voyage au « pays du matin calme », en 2009, lui offre une étrange vision : des sphères à peine perceptibles semblent remplir l’air d’une soirée brumeuse. Ces formes circulaires, tridimensionnelles et graphiques intègrent désormais ses constructions, allant parfois jusqu’à créer des structures organiques très libres, dans un enchaînement de rondeurs et de cavités. La recherche chromatique tend vers le psychédélique : Lucy in the sky n’est pas si loin quand on contemple les bleus turquoise, les mauves et les variations de roses, les jaunes clairs et les verts acidulés qui se sont emparés des nuages. Tout le spectre céleste, dans son incroyable diversité, est représenté ici avec le jeu d’harmonies ou de contrastes forts créés par l’emploi d’oxydes de cuivre, de chrome et de stains. Accrochées ensemble pour former des champs de nuages (Cloud field), ces sculptures reflètent le mélange de poésie, de démesure et d’humour qui caractérise l’univers de l’artiste et par lesquelles elle transporte loin le spectateur immobile. Coïncidence amusante, ce travail lié au ciel s’est développé parallèlement à la commande publique d’une oeuvre monumentale, Traces (Spor) liée, elle, à la terre. Réalisée dans des conditions inédites, l’oeuvre restitue les empreintes de sabots de boeufs qui ont piétiné une grande surface d’argile soigneusement préparée par l’artiste. Cette sculpture remémore des siècles de passage des troupeaux de bovins sur l’axe historique de Hærvejen ou Oksevejen (La Route des Boeufs ou La Route des Armées) qui reliait le Danemark aux marchés de l’Allemagne et des Pays-Bas. En impliquant des animaux vivants dans le processus de création, des choses imprévisibles et étonnantes se sont passées ! TRACES s’inscrit dans un ensemble de onze créations artistiques – le Projet de la Route de l’Armée (Hærvejsprojektet) – lancé par la Fondation pour l’art de l’État Danois (Statens Kunstfond). La réalisatrice Rikke Rørbech a créé un film qui documente toutes les étapes du projet.
courtesy Maria Lund, Paris
photo : Ole Akhøj
POTERIE DES FRÈRES NOT Mas Saintes-Puelles, Aude (11)
Les deux frères Aimé Not (il nous a malheureusement quitté en 2009) et Robert Not, ainsi que leur fils respectif Jean-Pierre Not et Philippe Not sont les tourneurs.
C’est au bord du Canal du Midi, non loin de Castelnaudary, au Mas Saintes-Puelles plus précisément, que la famille Not travaille et tourne l’argile depuis plusieurs générations1 déjà. Légataires d’une pratique et d’un savoir-faire immuables, les potiers ont su maintenir la tradition lauragaise des terres cuites vernissées, non sans résister aux évolutions des techniques et des mentalités. Ainsi, après la fermeture en 1994 de la dernière grande usine céramique du secteur, la poterie familiale Not se veut l’ultime gardien d’un patrimoine artisanal irremplaçable, et le défenseur de ce qui est leur vérité, leur travail, leur passion. Une équipe de quatre hommes2 anime chaque jour l’atelier dont l’environnement et l’ambiance nous renvoient plus d’un siècle en arrière. Un grand four3, le dernier de la région, marche encore au bois depuis sa création en 1830, les émaux et couvertes sont toujours les mêmes, comme les gestes sur le tour ou les formes inchangées des utilitaires façonnés. À côté des traditionnelles et incontournables cassoles (ou terrines à cassoulet), grésales, il y a les cruches à eau, les pots à graisse, les plats à tripes, les « diables » ou le « vire-omelette», mais surtout les grands vases à quatre anses ornant de coutume les riches demeures toulousaines. Les sculptures de Laurent Esquerré présentées ici dans le cadre de la 16ème édition de la Biennale Internationale de Céramique Contemporaine de Châteauroux ont été réalisées en étroite collaboration avec la poterie Not Frères.
Si honorer la mémoire du passé semble une des priorités de la poterie, s’ouvrir à de nouvelles expériences, comme celle de l’art contemporain, reste une façon pour les Not d’affirmer davantage leur vie d’hommes libres et fiers d’assumer leur différence. Témoins actifs de leur temps, ils possèdent cette capacité à se renouveler, cette générosité d’ouverture qui les a conduits à accueillir, dès l’année 2000, le travail de Laurent Esquerré. Et nombre de sculptures sont le résultat de cette collaboration plus qu’insolite. Série de grands et petits crânes, couronnés parfois de fleurs ou d’oiseaux, série de lapins disproportionnés, êtres hybrides où l’animal se mêle au végétal… autant d’oeuvres céramique nées dans l’atelier Not, et avec l’aide de tous. Plus qu’une expérience unique, c’est aussi l’histoire d’une aventure humaine inoubliable pour les potiers… comme pour l’artiste.
Julie Marzat
photo : © Laurent Esquerré
L’EACM, ECOLE D’ART CLAUDE MONET
Ville d’Aulnay-sous-Bois
Une école d’art atypique et innovante
Depuis 40 ans, l’école d’art Claude Monet est l’une des plus grandes structures dédiées aux arts plastiques et aux arts appliqués de la région parisienne. Elle accueille plus de 600 élèves chaque année pour un enseignement non diplômant s’adressant aux enfants, aux adolescents
et aux adultes. Fil directeur des ateliers proposés, un thème choisi chaque année pour les
expositions sert à la recherche en expression plastique et en histoire de l’art.
Dessin, peinture, modelage, céramique, gravure, art textile mais aussi infographie, bandedessinée,
illustration ou films d’animation sont proposés aux élèves ainsi que des cours sur
l’histoire de l’art et des visites conférences.
Plusieurs expositions par an conçues par l’EACM, bénéficient de prêts de nombreux musées,
institutions culturelles, artistes ou collectionneurs privés.
avec des oeuvres de :
Isabelle Amory / Patricia Annoni / Martine Arnaiz /
Simone Bettendroffen / Véronique Bernard /
Jean-Pierre Duschesne / Jean-Louis Gousse / Denise
le Bihan / Fabienne Le Maréchal / Bernadette
Moreau / Ève Prioul / Nathalie Renard / Martine
Unal / Florence Vanderbrugge / Déborah Vogt
De juin à août : du mardi au dimanche de 10h à 12h (jusqu'à 12h30 samedi et dimanche) et de 14h à 18h.
En septembre : du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Couvent des Cordeliers - 4 rue Alain Fournier - Châteauroux
